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| Marrakech ville des mille et un contes |
MARRAKECH
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MARRAKECH : LA VILLE DU SPECTACLE
Marrakesh s'éveille. Comme chaque matin depuis 800 ans, avec les mêmes inflexions chantantes, l'appel du muezzin résonne du haut des 70 mètres de la Koutoubia, le phare spirituel de Marrakesh.
Le soleil se lève sur Marrakesh, une foule bigarrée envahit les rues tortueuses de la médina.
Des hommes se pressent devant la mosquée Ben Youssef, accolée à la médersa, l'un des plus remarquables monuments de Marrakesh, gigantesque et superbe école coranique fondée par le sultan Mérinïine Abou el-Hassan (1331 - 1349).
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A NE PAS MANQUER |
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ARTS POPULAIRES : TOUT UN FESTIVAL !
Chaque année, les ruines du palais el Badii prêtent leur cadre grandiose au festival national des arts populaires. On y présente musique, danses, chants, costumes, bijoux, parures des fêtes familiales ou religieuses. Enchanteur !
LES TRÉSORS DU MUSÉE DAR SI SAID.
Bijoux en argent ciselé, lampes à huile en pierre de Taroudannt, cuirs brodés, poteries rustiques, marbres, jarres, coffres, bijoux berbères : vous rêvez les yeux ouverts. Ne manquez sous aucun prétexte la chambre de la favorite, ses tapis valent vraiment le détour.
TANGIA : LA TRADITION A DU BON
C'est à la fois le nom d'un pot en terre pansu et celui d'un met délicieux à base de mouton et d'épices qui mijote à l'étouffée, enfoui toute la nuit dans des cendres chaudes. Un régal.
LES GESTES ANCESTRAUX DES TANNEURS
Dans les tanneries du souk, rien n'a changé depuis des siècles. Parmi des peaux étendues au soleil sur la paille, près des cuves, des artisans se servent toujours du safran pour obtenir le jaune, du coquelicot pour le rouge, de l'indigo pour le bleu, et de l'antimoine pour le noir. Un regard sur le passé à ne pas manquer.
EN CALÈCHE POUR LA PALMERAIE
Emporté par le trop vif du cheval, qu'il est doux de sentir la caresse d'une brise légère et d'admirer les palmiers se découpant dans l'embrasement du ciel : le tour de la palmeraie au soleil couchant, c'est la promenade la plus romantique de Marrakech.
Ville des
sept saints qui symbolise un passé glorieux
et qui constitue incontestablement un
patrimoine humain qui ne cesse d'étonner par
sa multiplicité, Marrakech est la plus
africaine de toutes les autres grandes cités
du Royaume. Une africanité qui dépasse les
frontières marocaines.
Par sa vocation impériale historique, son
rayonnement culturel ancestral, sa dimension
touristique internationale et sa situation
géographique stratégique au pied du Grand
Atlas et aux portes du grand Sud marocain.
Par un passé nationaliste, de potentialités
humaines et économiques et une capacité de
créer, d'inventer et d'aménager chaque jour
de nouveaux espaces pour son développement
culturel, économique et social. Par tous ces
atouts, la ville est l'incarnation même du
défi.
Elle
est le prolongement naturel d'un rôle
historique auquel le Maroc dans son ensemble
ne cesse de s'identifier pour puiser les
sources de sa grandeur présente et les
forces de son épanouissement futur.
Il fut un temps, en effet, où le pays dans
son ensemble était assimilé à la capitale
des Almoravides. “ Marruecos ” pour les
latins, “ Morocco ” pour les Anglo-Saxons, “
Maroc ” pour les francophones et tout
simplement prononcé “ Marrak'ch ” pour la
communauté arabo-musulmane. C'est tout dire
sur le poids historique de la ville des sept
saints qui symbolise un passé glorieux et
qui constitue incontestablement un
patrimoine humain qui ne cesse d'étonner par
sa multiplicité et sa fécondité. En 1062,
Youssef Ben Tachfine y construit la première
mosquée.
C'est
de cette époque que date la plantation de la
palmeraie qui couvre actuellement 13 000
hectares à l'est de la ville. Après les
remparts, le minaret de la Koutoubia, haut
de 77 m laissés par les Almohades, les
Saadiens rendirent à la ville ocre, tout son
faste et son prestige au 16e siècle. Les
tombeaux saadiens qui datent de cette
époque, ne furent découverts qu'en 1917, et
le palais Bahia qui date de l'époque
alaouite, sous l'ordre du Sultan Moulay
Ismaël. Le palais Glaoui dans la médina ou
encore Dar Laglaoui à Telouet (région de
Marrakech) en dit beaucoup du vécu de cette
ville et l'expression sincère d'une
succession de civilisations et de dynasties.
Les ruines du palais El Badii, les autres de
la Casbah d'Abou Bakr, la mosquée de Ben
Youssef, le palais de Ali Ben Youssef, la
porte de Bab Aylane, celle de Bab Agnaou ou
encore ces fontaines à décor de jypredie et
de bois ouvragé, prouve que c'est une ville
des mille et un contes… Sur une vaste plaine
du
“ Haouz ” ce cite naturel est d'une beauté à
couper le souffle avec ses habitations
anciennes, retapées en “riads” modernes,
mais à cachet typiquement marocain, le tout
encerclé par 7 km de murailles, rose-rouge
en “tabya” un mélange de sable rose local et
de chaux, ce qui vaut à son surnom “Al Hamra”
c'est à dire la rouge. Le visiteur
remarquera que ses vrais habitants sont en
moyenne de couleur plus foncée que les
habitants du Nord, en dehors de la
population noire cela s'entend.
Ainsi,
Marrakech est la plus africaine de toutes
les autres grandes cités du Royaume. Une
africanité qui dépasse les confins du Sahara
marocain pour s'étendre à Tombouctou, à
Dakar, en Guinée…
Les gnaouas et les joueurs de l'instrument
“ Sintir ” le traduisent dans leurs chants
appelés
“ M'louk ”. Cette ville chargée d'histoire
n'est sûrement pas une ville quelconque,
anodine. L'impératif d'agir s'est constaté
dernièrement avec l'élargissement des
ruelles réservées uniquement pour les
piétons et la replantation verdoyante des
grandes artères, pour que la ville chère aux
Bahjaouis puisse perpétuer son image de
marque aussi bien sur le plan national
qu'international.
Les instruments sont multiples, parmi les
plus courants, l'action du gouvernement qui
a été conscient du rôle catalyseur de la
ville et celle du secteur privé qui a trouvé
dans le produit “ Marrakech ” une matière
variée, exportable par sa grandeur, sa
beauté et ses traditions solidement
enracinées dans les mœurs et importable
d'investisseurs de tout bord attirés par les
perspectives de rentabilisation qu'offre
cette cité aux multiples attraits. Rien
qu'avec de petites choses qui avaient
façonné son visage auparavant et qui
continue à survivre hors du temps, son
artisanat, par exemple, des chefs-d'œuvre
qui naissent des doigts et des mains des
artisans bahjaouis : cuir tanné à
l'ancienne, fer forgé exporté partout dans
le monde, habits traditionnels, lampe en
peau de mouton, pouffes brodés, tapis
majestueux,etc.
Ces
produits tant vantés à travers le monde ont
fait gagner en grandeur et en efficacité,
une publicité inégalée que nos foires à
l'étranger reflètent aisément en s'associant
étroitement à l'effort. Et à l'horizon de
l'an 2010, il est permis de nourrir l'espoir
de voir Marrakech réussir la part du lion
dans le projet de 10 millions de touristes,
surtout si en prolongeant la grande avenue
Mohammed VI, ex-avenue de France, on se rend
compte du nombre important des complexes
touristiques, en pleine extension.
Ourika :
Une
belle route de 60 km qui vous mènera au pied
de l'Atlas, à environ 1000 m d'altitude.
Cette vallée habitée par des tribus
berbères, est une des plus belles du Moyen
Atlas, on vous y fera découvrir les petits
hameaux en pisé suspendus aux flancs rouges
de la montagne, les cultures en terrasse,
les rives fraîches de l'oued. Il fait ici
10° à 15° de moins par rapport à Marrakech.
Cette excursion est préférable le lundi,
jour du souk à Dar Caïd l'Ouriki ou le
vendredi, jour du souk
“ Ghmat ”. Le marché se déroule dans un
enclos prévu pour la circonstance, quantité
d'ânes sont parqués près de la rivière, ne
soyez pas surpris par leur nombre : l'âne,
animal providentiel servant au transport et
au bât, tient un rôle primordial dans la vie
campagnarde.
La vallée de l'Ourika :
Les premiers contreforts de l'Atlas sont
situés à 68 km de Marrakech. Arrosée par
l'oued Ourika, la vallée est verdoyante dès
le village “ Tnine de l'Ourika ”où se tient
comme son nom l'indique chaque lundi, le
grand souk de la vallée. De part et d'autre
de l'oued, des hameaux en pisé, des petites
maisonnettes et des petits hôtels se collent
à la pente et ne font que rajouter du charme
à cette mystérieuse vallée. A 1500 m
d'altitude, vous dépassez “ Aghbalou ” et
vous sentez la vallée qui se resserre pour
arriver plus haut à “ Setti Fadma ”,de là
commencent les excursions des randonneurs,
ayant pour but d'atteindre les 7 cascades.
De là-haut, une vue imprenable sur le
village entier et aussi un départ vers des
randonnées telles que “Jbel Toubkal” ou
“Jbel Yagour” avec ses célèbres gravures
rupestres.
La Ménara :
Au
même titre que le minaret de la Koutoubia ou
le mausolée “ Sidi Belabès ” ou encore les “
Sabaâtou Rijal ” (7 saints), c'est le
symbole de Marrakech. Cette oliveraie d'une
centaine d'hectares, avec son grand bassin
creusé en son centre, reflète un élégant
pavillon saadiens à toiture pyramidale.
Servant d'abord de bassin d'irrigation, le
plan d'eau central, tout comme celui des
jardins de “ l'Aguedal ” était aussi destiné
à l'apprentissage et l'entraînement des
soldats de l'armée “ almohade ” pour les
préparer à la traversée de la Méditerranée
vers “ Al-Andalous ”. Actuellement, elle est
cédée pour les divertissements du soir dont
un spectacle musical (payant) sur la plate
forme du bassin.
Palais El Badii :
C'est l'œuvre de Ahmed El Mansour Eddahbi
(le doré).
A la fin du 16ème siècle, ce site fut un
temps considéré comme la merveille du monde
musulman. Dénommé l'incomparable, le Badii
était destiné aux fêtes et aux audiences où
le Souverain pouvait montrer tout le faste
de
son règne.
Une
multitude d'ouvriers venus d'Europe,
participèrent aux travaux. Marbre d'Italie, onyx, mosaïques et revêtements de feuilles d'or, ornaient les murs et les plafonds des 360 pièces. Malheureusement, un siècle plus tard, le bâtiment fut entièrement détruit par Moulay Ismail. Les matériaux récupérés furent utilisés pour embellir les palais de Meknès. C'est dans ces ruines grandioses que se déroulait auparavant le Festival annuel du folklore marocain.
Meknès : Un potentiel touristique gigantesque
Une
image à corriger :
Avec ses cinq mille lits classés, la région
de Meknès-Tafilalet représente une
destination en devenir.
Une
destination qui surclasse Fès sans pour
autant bénéficier du même intérêt.
Ahurissant !
S'il
est une aberration que les promoteurs du
tourisme de la région Meknès-Tafilalet
dénoncent avec force, c'est bien celle qui
fait fi du patrimoine historique de la
capitale ismaélienne et du fort potentiel
d'écotourisme de la région. En termes plus
clairs, les opérateurs de la région
n¹arrivent pas à comprendre comment l'ONMT,
établissement public chargé de la promotion
de la destination Maroc, feint d¹ignorer un
tel gisement régional. La preuve en est que
les principales villes touristiques du
Royaume disposent chacune de sa propre
brochure.
À l'exception de Meknès et de son riche hinterland.
Un ostracisme voué aujourd'hui aux gémonies.
D'autant plus qu'il n'a pas lieu d'être.
Les preuves
sont multiples et assez édifiantes pour les
promoteurs en chef du patrimoine touristique
marocain. D¹abord, la cité ismaélienne
dispose d'un patrimoine architectural unique
en son genre. Ce sont pas moins d'une
quarantaine de kilomètres de murailles qui
défient les siècles avec des portails qui
retracent le génie de l¹architecture
marocaine.
D'ailleurs,
ce n'est pas pour rien que
Bab Mansour a figuré au coeur de Paris,
Place la Concorde, à l¹occasion de l¹Année
du temps du Maroc en France. Ensuite, en
remontant le cours de l'histoire
universelle, la cité romaine de Volubilis,
édifiée à une vingtaine de kilomètres de
Meknès, livre ses secrets à une nuée de
touristes qui, initiés pour la plupart,
viennent contempler le génie d¹une
civilisation ancienne. Cela sans parler de
la richesse de la région avec ses cours
d¹eau, ses forêts, ses plaines, ses oasis et
casbahs.
«Complexe d'accompagnement»
:
Bref, le chef-lieu de la région n'est pas
l'unique attrait touristique.
Et ce n'est pas pour rien que les opérateurs du tourisme veulent s'affranchir, aujourd'hui, du «complexe d'accompagnement» qui colle à la région.
En effet, la destination Meknès n'est pas programmée en dehors de celle de Fès.
Et si elle fait bonne figure dans les brochures louant les villes impériales, il n'en reste pas moins que la capitale ismaélienne est toujours considérée, à tort, comme un simple appendice de Fès. C'est cette vision-là, étriquée, que les Méknassis nourrissent l'espoir de changer. D'abord, en rappelant que la région dispose d¹une capacité d'accueil supérieure à celle de Fès.
La capitale des Qaraouyine ne dispose que de trois mille lits classés alors que Meknès fait bien plus que le double.
En sus, la
dynamique d'investissement qui s'est saisie
de la région n¹a pas manqué de se focaliser
aussi sur le tourisme. Plusieurs projets
sont en cours de réalisation, dont deux
palaces.
Et
ce n'est pas pour rien que des approches
sont faites aujourd'hui auprès de grandes
enseignes du tourisme international.
Approches qui devraient se concrétiser dans
le cadre du développement d¹un partenariat
agissant entre opérateurs marocains et
internationaux.
Voilà autant de signes avant-coureurs d¹une
réelle reprise de l'activité touristique
dans la région. Une reprise qui, faut-il le
rappeler, a été initiée par le groupe Accor
qui a investi au centre de Meknès dans un
établissement sous l¹enseigne Ibis.
Passer à l'offensive:
Les opérateurs de Meknès qui s'accommodent
de la suprématie de Fès n¹en demandent pas
moins un traitement « égalitaire « au
niveau de la promotion des produits
nationaux. Le ministère du Tourisme devra
réagir pour rectifier le tir.
Au même titre, d'ailleurs, que l'ONMT. À charge pour les opérateurs privés des deux villes impériales limitrophes de gérer autrement les « susceptibilités « et autres rivalités.
En tout cas, les Méknassis ne sont pas dupes.
Et s'ils entendent dès à présent rattraper les retards, en faisant les bouchées doubles, c'est d¹abord en tendant la main à leurs confrères de Fès. Histoire de rectifier le tir...
Et de permettre au secteur de se hisser au diapason des attentes focalisées aujourd'hui sur le duopole. Dans ce cadre-là, l'offre faite vise à combler le vide entre les deux cités millénaires, séparées par une cinquantaine de kilomètres, par un golf de 18 trous.
Et, pourquoi pas, par un concept de restauration et d'animation qui collerait à celui qui fait le bonheur de Marrakech, «Chez Ali» en l'occurrence.
Plus, dans le cadre de la bi promotion, une action concertée devra se faire auprès de Royal Air Maroc pour permettre aux deux destinations de mieux capter le flux touristique à destination du Maroc. « Il est anormal de maintenir les fréquences actuelles sur l'aéroport de Fès », s'indignent nombre d'hôteliers. Ce qui est souhaitable par les opérateurs du tourisme c'est la programmation d¹un vol par jour au moins.
Sans quoi, jamais le taux d'occupation, qui ne dépasse pas les 35 % en moyenne, n¹évoluera convenablement.
Bien entendu, cette offensive collective ne doit pas faire oublier les carences enregistrées au niveau des structures « représentatives « du secteur à l¹échelle de Meknès-Tafilalet.
En effet, le Centre régional du tourisme (CRT) qui a succédé au GRIT continue à «ronronner» comme la vieille machine du syndicat d'initiative. Sauf qu'au bout, les résultats restent médiocres.
Pour pallier
les carences, nombre d'opérateurs table sur
l'émergence d'une nouvelle équipe dynamique
à même de reprendre les choses en main.
L'arrivée
dans le secteur de nouvelles têtes pourra,
sans le moindre doute, aider à changer le «
désordre « des choses qui dure depuis une
quarantaine d'années. Ce n'est qu'avec une
représentation professionnelle digne de ce
nom, c'est-à-dire en phase avec les attentes
de l'heure, que l'industrie du tourisme
pourra prendre un réel essor susceptible
d¹accompagner les nouveaux investissements
consentis.
Les contours de la bataille qui se profile
sont déjà connus. Au-delà de la promotion
qui constitue le fer de lance de tout
développement du tourisme, c'est sur l'arène
de la fiscalité que le devenir se joue.
Les industriels déplorent le fardeau fiscal inique sous lequel ils croulent. «Nous nous devons, pour éviter tout problème, d¹acquitter vingt-cinq taxes», signale, non sans indignation, un hôtelier de Meknès.
Et comme cela
ne semble pas suffisant, précise un
restaurateur, «on nous applique le taux
maximum» !
En
attendant que tout rentre dans l'ordre, les
Meknassis sont convaincus des possibilités
de développement de leur offre touristique.
Cette conviction s'appuie, bien sûr, sur la richesse naturelle qui doit nécessairement booster le tourisme écologique toujours à la mode.
Cela sans oublier le côté festif auquel la
capitale ismaélienne a droit. « Nous avons
un Festival tout fait que nous n¹avons
jamais exploité auparavant «, signale un
vieux promoteur touristique. Il s¹agit, bien
entendu, d'un rendez-vous culturel reposant
sur des danses régionales qu¹il suffira
d¹organiser. Hmadcha, Issaoua, Zayane et
Gnaoua représentent une partie des
troupes qui ont enrichi le patrimoine
folklorique marocain.
Pourquoi, dès lors, ne pas faire de Meknès
un rendez-vous annuel incontournable à
l'instar de ce que fait Fès avec les
musiques sacrées ? Voilà une piste qui
mérite d'être défrichée...
Oujda entre monts et merveilles
La capitale
orientale a été construite sur la plaine
Angad. Cette ville qui fut fondée par la
tribu berbère des Zenata en 944 bénéficie
d'une position stratégique sur l'axe reliant
Rabat et Meknès à l'Algérie.
Sa médina est séparée de la nouvelle ville
par des murailles qui reflètent son histoire
: Bab Ouled Amran, Bab Sidi Aissa, Bab Sidi
Abdelwahab et Bab Ahl Jamai. La mosquée Al
Kabir et ses trois fontaines construite en
1298 est selon certains le plus ancien
monument de l'ancienne ville.
La capitale orientale a été construite sur
la plaine Angad, qui est entourée par une
plus belle région montagneuse, telles les
monts de Beni-Snassen qui lui offrent une
vue panoramique.
Cette ville qui fut fondée par la tribu
berbère des Zenata, bénéficie d'une position
stratégique sur l'axe reliant Rabat et
Meknès à l'Algérie. " Selon la tradition, la
ville est l'enjeu de combats entre les
maîtres de Fès et ceux de Tlemcen. Enlevée
par le sultan Youssef Ben Tachfine en 1206,
elle devient un centre important pour les
Almohades, qui renforcent les
fortifications. Sous les Mérinides, Abou
Youssef rebâtit la cité et construit de
nouvelles murailles, une casbah, une mosquée
et un palais. Plus tard, le régent ottoman
d'Alger s'empare de la ville, mais Moulay
Ismail la reprend en 1687."
Pour le nouveau visiteur, un petit tour dans
l'ancienne médina est largement suffisant. "
On y trouve l'essentiel des éléments qui
caractérisent la vie et l'organisation des
médinas marocaines : architecture, parfums
des kissariats, sans oublier l'animation des
ruelles ornées d'étalages de divers
produits, notamment artisanaux, qui
surpassent en donnant à chaque ruelle sa
lumière, sa couleur et son propre charme. "
La médina d'Oujda est séparée de la nouvelle
ville par des murailles qui reflètent son
histoire : Bab Ouled Amran, Bab Sidi Aissa,
Bab Sidi Abdelwahab et Bab Ahl Jamai. La
grande mosquée construite au 13e siècle et
l'un des principaux monuments de la ville.
La place de " Souk el Mae " (le marché de
l'eau), " où les jardiniers du marché
avaient l'habitude de venir chercher l'eau
pour irriguer leur terre ", vaut le détour,
de même pour Souk El Knadsa et le parc Lalla
Meryem.
" A visiter également les jardins Lalla
Aïcha qui abritent le musée ethnographique
du même nom. Malgré son passé, Oujda est
d'un faible intérêt touristique. Pourtant la
plaine d'Angad et les monts de Beni-Snassen
abritent des gorges et des cavernes à
découvrir. "
La mosquée Al Kabir et ses trois fontaines
construite en 1298 est selon certains le
plus ancien monument de la médina. A droite
de l'entrée principale de la mosquée une
petite rue, conduit le visiteur à l'un des
joyaux de la médina: la médersa mérinide. "Cett
école fut édifiée en 1335 et elle est de
cinq ans plus jeune que la célèbre médersa
Bouâanania de Fès. Elle est considérée comme
un chef-d'œuvre de l'art mérinide. " Quant à
la ville moderne, elle est " centrée sur la
tour de l'Horloge, datant des années 1930 et
se développe le long de la partie centrale
du boulevard Mohammed V, où les meilleurs
cafés sont concentrés. "
Autre monument à visiter, Bab Sidi
Abdelwahab, dont la dernière reconstruction
remonte aux environs de 1895 et permettait
l'accès aux quartiers commerçants. C'était
aussi la porte de Oujda du côté est.
" La place voisine, qui est de nos jours
animée de toute la ville, était la station
de repos pour les caravaniers qui arrivent
de l'Est. Peu à peu, elle s'est transformée
pour devenir un véritable souk (montures,
bétail, légumes,...) avant de devenir ce
qu'elle est aujourd'hui. En quittant la
médina par la porte Sidi Abdelwahab, le
touriste peut visiter le palais Dar Essabti,
construit en 1938 par un riche marchand de
la ville. " En face de ce palais, se trouve
le parc Lalla Meryem, qui abrite le musée
des armes traditionnelles.
Figuig,
l'oasis des sept «ksour»
L'oasis de
Figuig installée dans l'extrême sud-est, se
trouve à 400 km d'Oujda. Site habité depuis
les temps préhistoriques, ce qui a été
appelé pendant plusieurs siècles le pays de
Figuig recèle de trésors. Figuig est
composée de sept " ksour " :
El-Maîz,
El-Hammam Foukani, El-Hammam Tahtani,
Laabidate, Loudaghir, Ouled Slimane et
Zenaga.
Figuig "
relais stratégique sur les anciens axes du
commerce caravanier transsaharien et sur
l'axe sub-saharien est-ouest, le rayonnement
culturel, scientifique et économique de
l'oasis dépassait même l'échelle régionale."
Le patrimoine culturel actuellement conservé
porte surtout le cachet de la période
islamique. "Des maisons et des mosquées
séculaires construites en terre séchée
côtoient le célèbre minaret octogonal
pierreux de l'époque mérinide. De même les
vestiges d'anciens qsour et hameaux désertés
ou détruits par les guerres subsistent
encore tout comme les mausolées et les
bibliothèques des marabouts et des savants
dont les documents manuscrits ont largement
été pillés. Certains se trouvent chez des
particuliers, d'autres dans des musées
étrangers. "
Une autre excursion mènera le visiteur dans
la vallée de l'oued " Zous Fana " jusqu'au
col de " Tarhla " où il pourra profiter de
vues imprenables. La visite à Figuig peut
être l'occasion d'essayer un bain de sable
chaud, particulièrement efficace contre les
rhumatismes.
Saïdia au
sable doré
La capitale de l'Oriental, chef-lieu d'une
région, disposant d'un certain nombre
d'atouts naturels, et favorable pour le
développement du tourisme, se caractérise
par la plage de Saidïa longue de 12 km de
sable fin et doré.
"Sa petite casbah construite au 19e siècle,
avec ses murs intacts, fut l'unique
construction jusqu'aux années 1930.
Elle fut
bâtie par Hassan 1er comme poste de guet
contre les Français qui occupaient déjà
l'Algérie. "
D'autre part, la montagne de Béni-Znassen
présente un beau paysage naturel qui forme
la vallée de Zegzel, gorges, chutes d'eau,
grottes, etc. A 6 km d'Oujda, l'oasis de
Sidi-Yahya offre un site agréable.
Au fil des
dynasties
Les sources
historiques sont presque unanimes sur les
origines de la ville d'Oujda qui remontent à
994 (384 de l'Hégire). Selon d'autres " la
ville fut bâtie sur les ruines d'une
ancienne ville en un lieu appelé selon
Ptolémée Lanigare. Le prince Ziri Ibn Attiya,
chef de la tribu zénète maghraoua choisit
comme site pour sa capitale une plaine
fertile située au coeur de son royaume.
Cependant, cette ville ne prit d'importance
notable qu'au milieu du XIe siècle, grâce à
son statut de ville relais sur la voie
Sijilmassa - Orient ".
Au fil de l'histoire des dynasties qui se
succédèrent, " Oujda finit par assumer une
fonction stratégique chez les Mérinides,
installés à Fès, en l'occurrence celle de
base arrière dans leur conflit avec les
Abdelouadides de Tlemcen. Cette situation
fut à l'origine de plusieurs invasions
auxquelles Oujda fut exposée. De même, elle
connut beaucoup de difficultés en se
ralliant tantôt à l'Est, tantôt à l'Ouest en
raison de sa situation sur le champ
d'affrontements entre les Saâdiens et les
Turcs."
Au XIXe siècle, Oujda fut également harcelée
par la présence française en Algérie, ce qui
aboutit, en outre, à la bataille d'Isly
(1844) et à l'occupation de la ville en
1907, cinq ans avant la mise en place du
protectorat.
Les villes du Maroc El Jadida, cette cité portugaise honorée par l'Unesco
La province
d'El Jadida peut prétendre figurer parmi les
hauts lieux du tourisme. Mais elle offre aux
visiteurs de nombreux sites naturels d'une
beauté majestueuse.
Nul ne peut contester le fait que la ville
d'El Jadida et sa région jouissent de
richesses naturelles diverses qui peuvent
satisfaire les amateurs de diverses
activités touristiques.
Connue jadis sous les noms de El Brija, El
Mahdoumih et puis Mazagan, la ville d'El
Jadida est située au centre du Maroc, sur
les rives de l'océan Atlantique . Le nom
d'El Jadida (la neuve) lui fut attribué par
le Sultan Moulay Mohammed Ben Abdellah.
Elle fut construite par les Portugais entre
1510 et 1520, elle eut la forme d'un château
fort, carré flanqué, de quatre tours appelé
“Castro Real”. Cependant la construction de
l'enceinte fortifiée dura 30 ans et ce n'est
qu'en 1541 qu'elle fut terminée. Une
enceinte quadragulaire entourait la ville
qui se formait autour de la citadelle.
Le centre de la citadelle était constitué au
rez-de-chaussée par une importante salle
d'armes, qui fut affectée en 1941 à usage de
citerne, afin d'échapper à la pénurie d'eau
en cas de siège prolongé. Cette citerne est
la plus belle curiosité d'El Jadida.
Autour de l'enceinte, les portugais ont
creusé un fossé profond et à haute mer, le
fossé est rempli d'eau. Un pont-levis, relia
la cité à la terre ferme.
En 1562, le Sultan Moulay Mohamed Ben
Abdellah concentra à Marrakech une grande
armée et vint battre les remparts de
Mazagan. L'embarquement définitif des
Portugais n'a eu lieu que le 11 mars 1763
suite à la grande attaque conduite par
Moulay Mohamed Ben Abdellah après 267 ans de
colonisation portugaise.
La ville portugaise de Mazagan (El Jadida) a
été classée le 30 juin 2004, patrimoine
universel par l'UNESCO. Ce site vient de
s'ajouter aux 6 autres inscrits par le
Royaume du Maroc sur la liste du patrimoine
mondial.
En effet, ce site a souvent sollicité pour
être classé, il a fallu attendre le moment
propice pour accomplir ce vœu.
La protection du site et son classement, par
le dahir du 21 septembre 1918 et 3 novembre
1919, œuvre de l'homme d'une valeur
universelle.
Lieu de brassage de plusieurs religions .
Les fortifications et leurs défenses et
leurs systèmes permanents de défense : tours
et remparts constituent un exemple précoce
d'architecture militaire de la Renaissance.
Les édifices portugais encore visibles sont
la citerne portugaise et l'église de
l'assomption, construits dans le style
Mauelin (ghotique tardif). A partir du XIXe
siècle , connue sous le nom d'El Jadida , la
ville s'est transformée en un centre
commercial multiculturel.
La ville ayant contribué au développement de
l'architecture et de l'urbanisme dès
l'époque de la renaissance.
En plus de la richesse historique, de son
important rôle socio-économique, le tourisme
lui donne une autre dimension. La ville
portugaise de Mazagan (El Jadida) a ses
trésors culturels inépuisables lesquels
témoignent jusqu'à nos jours de l'histoire
de développement et de l'épanouissement de
cette cité de son passé glorieux qui fut sa
fierté et son authenticité.
Sa fonction culturelle est la plus
importante et la plus significative dans le
développement de la ville d'El Jadida, la
fonction culturelle a été instaurée depuis
des années, et héritée par la ville à
laquelle elle a donné un rayonnement sans
frontières au Maroc et à l'étranger.
La Cité portugaise de Mazagan (El Jadida)
conserve dans les mémoires de l'histoire
tant et tant de souvenirs inestimables.
Dans ses monuments qui ont porté dans leurs
renommées très loin à savoir : les remparts
, sa fameuse citerne, chef d'œuvre du style
architectural Manuelin, devenue pôle
d'attraction des touristes des quatre coins
du monde et du cinéma international qui
viennent tourner des films dans ce beau
cadre de l'architecture et de l'art de la
Renaissance.
La Cité portugaise de Mazagan revêt une
importance historique et architecturale
considérable, elle représente, en effet, la
plus grande fortification portugaise au
Maroc.
Son histoire est marquée par plusieurs
phases essentielles :
- Phase portugaise : elle s'étend de 1541 à
1769, c'est la phase de construction et de
structuration de cette cité.
- Phase judéo-islamique : elle commence de
1820 jusqu'au début du 20e siècle où la cité
fut transformée en mellah, une grande
communauté juive marocaine y fut alors
installée.
- Phase pré-coloniale et coloniale : marquée
par l'ouverture du mellah à une nouvelle
population qui vient cohabiter avec la
communauté juive. Il s'agit essentiellement
d'une communauté européenne et musulmane.
Cette vaste salle souterraine et voutée
faisait partie du château fort construit en
1514. Elle servit probablement de salle
d'armes avant d'être utilisée comme réserve
d'eau.
Sur un plan carré de 34 m de côté, elle
comporte 6 nefs - dont les voûtes d'arêtes
reposent sur 25 colonnes et piliers. La
travée centrale est percée d'un large oculus
par où se déverse la lumière du jour qui
produit, par réflexion sur l'eau de la
citerne, un surprenant effet de miroir
imprégnant le lieu d'une étrange atmosphère
qui séduirait Orson Welles au point qu'il
tourna certaines séquences de son film
Othelo, ainsi que le film de Copola
“L'étalon noir, Harem», etc.
Oualidia : témoignage d'un passé lointain et
d'un bel avenir.
Résidence Royale au bord de l'imposante
lagune palais d'été de feu Sa Majesté
Mohammed V où le défunt souverain aimait
séjourner. C'est la paisible et attirante
Oualidia.
Plage des marrakchis , safiots et
casablancais et bien sûr des doukkalis
amateurs de ski-nautique, d'huitres, de
fruits de mer, de soleil, de fraicheur.
Oualidia c'est un potentiel touristique en
réserve pour l'avenir. Son histoire est très
riche .
Les peuples marins de l'antiquité y ont
laissé les traces.
Oualidia entre Hanon et El Ghazi
On a identifié avec beaucoup de vraisemblance la lagune avec celle de Hanon qui débarqua au cours de son périple. Il est très curieux qu'une grotte qui se trouve située non loin du lieu présumé où débarqua Hanon est actuellement connue sous le nom de “Ghar Hammou El Ghazi”…La Kasba de Oualidia, c'est aussi le port de Namer
A l'emplacement où sur les ordres du Saadien El Wali fut construite la Kasba de Oualidia, existaient d'ailleurs les ruines antérieures à la conquête des arabes. D'ailleurs, le navigateur cartaginois Hanon aurait au cours de son peuple , débarqué à la lagune de Oualidia qui constitue un port naturel sûr.
Cette kasbah fut occupée par les Portugais et les gens de la région. Surtout les habitants du petit port de Namer, leur vendaient du miel. S'il ne reste à Oulidim du Sultan Saâdien qu'une maison en ruines que l'on dit avoir été la maison du gouverneur et la partie des remparts qui fait face à la lagune ou quelques pièces d'artilleries probablement portugaise sont encore là.
Les murailles qui entouraient Madinat Al Ghrbia sont flanquées de dix-huit tours à peu près à égale distance l'une de l'autre, trois portes encore visibles aujourd'hui en donnaient accès et l'espace limité par ce qui reste des remparts prouve que cette ville était importante. L'on situe l'époque de sa fondation aux environs du Ve siècle.
Ruinée une première fois en l'an 667, elle fut construite et repeuplée sur les ordres du Sultan mérinide.
Après avoir subi une seconde destruction, on ne sait pour quelle raison Madinat Gharbi fut définitivement abandonnée.
En conclusion, les ruines de Madinat Al Gharbia et de Oualidia témoignent de l'importance qu'avait dans le passé la caïdat de Oualidia. Les familles qui ont été entreprises à l'intérieur de ces ruines ne l'ont pas été d'une façon superficielle.
Elles n'ont donc permis de découvrir des objets ou des outils qui pourraient nous renseigner sur leurs premiers habitants. D'autre part, les historiens ne sont pas d'accord sur l'époque exacte de leur fondation.
Notons cependant que, outre des textes d'historiens classiques arabes ou étrangers, c'est une typonyme riche et variée renfermant de nombreuses notes et qui ne pourraient être que des notes berbères (Taghzaouit, Timegret, Ariri, Sier etc … ) ces notes constituent l'héritage laissé par les premiers habitants de la région.
Oualidia est certainement l'une des stations estivales les plus réputées du Maroc. Elle fait sa réputation, non seulement aux séjours que feu Sa Majesté Mohammed V y faisait dans son palais d'été, mais également à sa position, son imposante lagune (véritable port naturel) ses fruits de mer, qui caractérisent Oualidia, son soleil radieux , l'hospitalité de ses habitants font de cette localité un lieu de tourisme et lui reservent un bel avenir, ses criques vierges …
En 1954, l'écrivain suisse John Knittel, qui écrivait en anglais et en allemand , a fait de longs séjours à Oualidia pour écrire son roman “Arietta” paru en 1956.
Pour ceux qui ne connaissent pas Oualidia, c'est le parc d'élevage d'huitres le plus important du Maroc, dont la renommée a franchi les frontières.
L'approvisionnement du pays à partir de ce parc ostéicole est assuré à plus de soixante dix tonnes par an.
La Kasbah de Boulouane
Ce gîte impérial du Sultan Moulay Ismaïl se trouve sur la route qui reliait autrefois Fès à Marrakech et est situé à 75 km d'El Jadida. Accessible par R.N.1 sur 14 km, puis R.R. 316, et enfin la RR 314, cet endroit a connu la présence portugaise pendant une certaine période, avant que Moulay Ismaïl ne s'empare pour installer des troupes chargées de contrôler les tribus.
La Kasbah de Boulouane, monument historique classé est un château fort construit sur un promontoire dominant un méandre de l'Oum er-Rbia . La Kasbah comportait une demeure royale, une mosquée et des entrepôts.
L'inscription de fondation, au nom du Souverain, sur le linteau de la grande porte monumentale, rappelle que ce nid d'aigle a été construit en 1710.
Cette région est très réputée, pour ses champs de vignes (raisins doukkali).
Antoine de Saint Exupery a visité la Kasbah de Boulouane.
Un des atouts de la province d'El Jadida c'est évidemment sont littoral atlantique offrant tous les ingrédients nécessaires pour le développement d'une activité touristique balnéaire. Cette côte de 150 km de Bir Jdid à Oualidia est parsemé de belles plages notamment, à El Jadida ville, Haouzia, Sidi – Bouzid, Sidi Abed, Oualidia, Sidi Bounaïn, Sidi Sari, Hajrat Baibour, Sidi Yacoub … etc …
Safi, perle de l'Atlantique
Située sur la
côte, à mi-chemin entre les villes d'El
Jadida (Mazagan) et d'Essaouira (Mogador),
la cité médiévale de Safi ou la perle de
l'océan Atlantique a le vent en poupe.
Bénéficiant de l'effet de mode généré par
des projets de développement structurants et
par des investissements à la fois potentiels
et ciblés, Safi commence à récolter les
fruits d'une dynamique lancée, se forgeant
pour cela un socle solide et performant dans
différents domaines.
En effet, le choix adopté par les
responsables est celui d'un développement
durable susceptible de concilier croissance
et environnement. Il s'agit là d'un des
atouts de cette cité dont le maître-mot
reste l'amélioration de la qualité de vie du
citoyen, sa quiétude et sa sérénité.
Riche d'événements culturels de dimension
nationale et bénéficiant d'un paysage des
plus pittoresques, Safi de par sa proximité
de l'océan Atlantique sait aussi se
distraire et se divertir.
En l'absence de documents, il n'existe
aucune source ni vestige sûrs d'être relevés
pouvant expliciter la genèse du nom de
"Safi" qui, selon une première hypothèse,
est d'origine berbère " Assif " qui signifie
cours d'eau, car la ville est, en fait,
traversée par une rivière dite "Chaaba". Une
deuxième hypothèse suppose que "Safi" est
extirpé du mot "Asfou" et prononcé par
certains berbères " Asfi", ce qui signifie
"Torches" mises en place le long de la côte
et servant à l'époque de signalisation pour
la navigation maritime.
D'après le professeur chercheur Hamid TRIKI,
lui-même Safiot de souche, Safi commença, à
partir de la fin du XIe siècle, et durant le
développement de Marrakech, par devenir le
débouché naturel en relation avec
l'Andalousie musulmane.
Et, c'est à partir de là que Safi entra de
plein pied dans la scène de l'histoire, à
l'époque médiévale. Sa position se renforça
encore davantage à la fin du XIIème et XIIIe
siècle surtout par ce haut lieu de la
ferveur religieuse et de l'animation
culturelle que fut le Ribat d'Abu Mohamed
Saleh, premier ordre religieux constitué au
Maroc, siège de la confrérie des pèlerins
qui établit une relation directe avec la
lointaine Mecque. C'est dans cette
perspective que se justifie la phrase d'Ibn
Khaldoun : "Safi, la cité par excellence de
l'océan".
Et quand, au milieu du XIe siècle, Ibn El
Khatib, le vizir de Grenade, visite la
ville, il décrit celle-ci comme étant une
cité prospère, dotée de toutes les
institutions culturelles, économiques et
sociales propres à une métropole : une
mosquée, une medersa, un hôpital maristan,
une quaysariya et de solides fortifications.
De par son port où s'effectuaient de
fructueux échanges ponctués par des tarifs
douaniers raisonnablement calculés et des
poids et mesures défiant toute concurrence,
Safi attire au XIVe siècle les négociants
européens, génois en tête. C'est à coup sûr
la période la plus prospère qu'elle ait
connue. De plus en plus febrile, cette
activité connut un déclin au cours du XVe
siècle et sombra au début du XVIe siècle
suite à l'occupation portugaise.
Et, si à cette époque elle devient la
principale place forte portugaise des côtes
atlantiques marocaines, ses activités
économiques vont alors souffrir en raison de
la rupture de l'équilibre avec
l'arrière-pays et d'une dépendance aveugle
de l'économie de l'Empire portugais. La
réhabilitation de Marrakech comme capitale
saâdienne (XVIe - XVIIe siècles) lui
restitue son rang et donne une nouvelle
impulsion au port connecté alors aux pays
européens.
Cette situation aura perduré jusqu'au XVIIIe
siècle, lorsque Essaouira, favorisée par son
fondateur Sidi Mohamed Ben Abdellah, entra à
son tour sur la scène atlantique.
Sérieusement concurrencée par ce nouveau
port, Safi fut de nouveau appelée à
traverser une nouvelle phase de crise. Il
faudra attendre le milieu du XIXe siècle
pour qu'elle reprenne son souffle à la
faveur de la navigation à vapeur qui rend
son port plus accessible.
Complètement ressaisi, la cité va de nouveau
renouer avec les négociants étrangers et
réussit à déborder au-delà de ses murailles
en s'interposant par l'installation, hors
Bab R'Bat, d'entrepôts et de maisons
européennes de commerce. Des communautés
juives, des gens du Souss, des Chorfa
d'Ouezzane et des céramistes de Fès s'y
installent.
Atouts touristiques:
A la fin du XIXe siècle, Safi se défend tant
bien que mal face à la montée notoire des
ports de Casablanca et El Jadida.
L'aménagement du port avec le développement
de ses activités de pêche par l'occupation
française a hissé au cours des années 50 et
60 le port de Safi au rang de premier port
sardinier dans le monde. Déclinant à son
tour, l'activité de pêche est relayée par
l'installation de l'industrie chimique.
Safi, ville de l'avenir, grâce à ses côtes
étendues, ses monuments et son histoire,
s'est décidée de se mettre au diapason des
autres villes impériales et antiques du
Royaume en ce sens de contribuer activement,
elle aussi, à la promotion du tourisme dans
notre pays.
Pleinement conscients du défi à relever
d'ici 2010, les responsables de la ville et
plus particulièrement les autorités locales,
les élus, les promoteurs du tourisme et
plusieurs autres composantes de la société
ont vite fait d'adopter une stratégie
susceptible de redynamiser la
commercialisation du produit touristique
safiot.
Cependant, la mise en place d'une
infrastructure touristique adéquate prônée
par l'augmentation de la capacité litière et
l'aménagement du circuit touristique "Ras
Lafaâ" et des deux corniches dont l'une à
Sidi Bouzid et l'autre au bord de la plage a
été en plus des efforts entrepris au niveau
de l'animation culturelle, artistique et
sportive (festival du film francophone,
festival international de musique et les
compétitions des sports nautiques) la
principale composante du plan d'action de
cette stratégie qui a permis, en somme, d'
aboutir à un accroissement notable du flux
des touristes nationaux et étrangers cette
année à Safi.
De par sa situation géographique, son climat
doux et tempéré et son hospitalité et sa
générosité, Safi, ville à la fois
mystérieuse, fascinante et énigmatique, a
toujours été et demeurera une destination
des plus convoitées. Fière de son passé
rayonnant et de son futur prometteur, la
cité garde encore, non sans arrogance,
plusieurs monuments et sites historiques.
Ville mystérieuse:
- Ses
remparts : D'origine berbère, ils furent
reconstruits et restaurés par les Portugais
entre 1510 et 1540.
- Son église portugaise : Ancienne
cathédrale construite par les Portugais en
1519 et dédiée à Sainte Catherine. C'est une
œuvre parfaite de l'art gothique unique en
Afrique du Nord.
- La Kachla (Dar Essoltane) : Ancienne Kasba
et puissante citadelle du XVIe siècle
construite par les Sultans saâdiens à
l'intérieur des fortifications sur la grosse
tour. A droite de l'entrée, on constate les
armes d'Emmanuel le Fortuné de la Maison
d'Avis régnant alors au Portugal
(1456-1521).
- Le Château de mer : Forteresse édifiée par
les Portugais en 1523; il est probablement
le seul témoin de l'art Emmanuel au Maroc.
Doté d'une rampe servant de conduit au
chemin de ronde et des escaliers de pierres
taillées, curieusement tournés et conduisant
droit aux salles de munitions et aux
anciennes chambres des gouverneurs, ce
patrimoine classé monument historique,
plusieurs fois endommagé et démoli en grande
partie par les intempéries et le phénomène
de la mer, a plusieurs fois été restauré.
- La colline des potiers : C'est sur cette
colline surplombant la médina et les tours
des remparts que sont venus s'installer, et
depuis fort longtemps, dans une fourmilière
d'ateliers et de fours, tous ces artisans
potiers qui, comme le veut la tradition,
exercent avec autant d'amour une activité
qui se transmet encore de génération en
génération. Le choix de cette colline par
les premiers potiers a été probablement
motivé par son orientation favorable, du
fait que ses flancs sont en permanence
exposés aux rayons du soleil.
Bref, Safi que le diplomate voyageur
français Eugène Aubin avait perçu, début du
XXe siècle, comme étant "la plus jolie cité
de la côte marocaine" se cherche et se
déploie avec beaucoup de détermination pour
retrouver sa place d'antan et se positionner
parmi les destinations touristiques de
moyenne gamme du pays. Preuve en sont ces
immenses chantiers réalisés ou en cours de
réalisation.
Enfin, l'essentiel à retenir, c'est que Safi
est une ville d'avenir, cela est sûr, mais à
condition que l'Etat y concoure. En effet,
le décollage de Safi et la promotion du
tourisme et de bien d'autres secteurs
resteront aussi longtemps hypothétiques tant
que la construction d'une voie rapide
reliant Safi et Marrakech et l'élargissement
de la route côtière El Jadida et Essaouira,
via Safi, ne sont pas encore retenus dans le
programme de l'Etat.
Les villes du Maroc : Essaouira, le petit rempart
“Barakat
Mohamed”, c'est avec cette phrase que la
Cité des Alizés reçoit ses visiteurs.
L'expression, écrite sur un petit édifice,
est installée, depuis les années 70, pour
reproduire le signe qui caractérisait le
jumelage entre les villes saintes de l'Islam
et Essaouira.
La
cité est bâtie sur une presqu'île rocheuse
qui s'avance dans l'océan en une suite
d'îlots éparpillés sur le littoral.
Essaouira, blanche et bleue, est exposée aux
vents et aux marées d'équinoxe. Entourée de
murailles successives, percée de nombreuses
portes et une forteresse rythmée d'imposants
fortins et bastions. La ville est située à
350 km au sud de la mé









