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DIX MILLE
ANS DE QUÊTE D'ÉNERGIE
DANS LES PROCESSUS DE SOCIALISATION PLANÉTAIRE
par
BENDRISS
Chahid.
Avant
propos
L'humanisme
contemporain me semble handicapé par une grande méconnaissance
des données paléo-historiques et historiques, principalement en
ce qui concerne la quête progressive de l'énergie faite par
l'homme pour assurer son développement. Cette quête s'est faite
en parallèle avec l'émergence du langage articulé puis
l'évolution buissonnante des langues avant l'invention de
l'écriture ce qui a permis l'établissement d'une communication à
distance le long des longues routes commerciales. Pendant les
trois millénaires qui ont précédé notre ère, à l'aide d'énergies
variées, successivement découvertes puis maîtrisées pour pouvoir
être de plus en plus efficacement mises en oeuvre, l'homme, a
développé un éventail prodigieux de technologies pour façonner
des outils utiles à tous les domaines de sa vie en société.
On eut pu penser qu'au XXème siècle ce patrimoine historique
ait été parfaitement connu. En fait il y eut une étrange perte
collective de mémoire pendant les deux mille ans de notre ère,
dite en Europe "ère chrétienne". Cela est d'autant plus étrange
que nous connaissons les efforts faits par les lettrés
arabes, au douzième siècle, pour reconnecter l'Europe
occidentale et l'Afrique du Nord avec leurs racines culturelles
communes
égypto-grecques.
Ce fut fait en traduisant en latin
- à
l'époque langue quasi universelle des clercs - les textes grecs
anciens qui n'avaient plus de lecteurs hors la Grèce et qui ont
été ainsi sauvés de l'oubli. Est-ce alors le dogmatisme des
églises se voulant seules détentrices de la vérité, qui fit
obstacle à la continuité historique de la culture humaine de
Sumer à nous en passant par la Phénicie, la Perse, l'Afrique du
Nord, l'Espagne d'une part, l'Égypte, la Grèce et l'Italie
d'autre part.
A la source de l'énergie
Le soleil est la
source de toutes les énergies fossiles comme des renouvelables
disponibles sur terre. Survolons rapidement le rôle joué par son
rayonnement énergétique et sa capture par l'homme lors des
grandes étapes de l'évolution. Examinons d'abord l'Univers dans
son ensemble, puis le système solaire inclus dans cet univers,
notre terre située dans le système solaire, enfin la vie sur la
terre et son aboutissement évolutif jusqu'à l'Homo sapiens que
nous sommes et qui prétend dominer notre planète au lieu de la
gérer en bon père de famille.
A
l'origine de l'Univers
Deux milliards d'années après l'explosion énergétique
originelle trivialement nommée
"big bang" quoique d'une interprétation contestable, que
l'on estime avoir eu lieu vers -14 milliards d'années, les
atomes de notre matière se sont progressivement formés par
fusion des particules lourdes générées par cette explosion. Du
fait de la pression gravitationnelle engendrée par leur masse,
ces atomes se sont progressivement agrégés et condensés en
protoétoiles. Puis, en raison de la pression gravifique énorme
régnant en leur centre, ces protoétoiles se sont allumées en
leur coeur par un processus de fusion thermonucléaire pour
devenir des étoiles. Notre soleil est une de ces étoiles, tout à
fait moyenne et banale, parmi des milliards d'autres.
Notre système
solaire
Le système solaire est un des aboutissements de ce processus
cosmique qui a débuté à l'origine de l'Univers et s'est achevé
neuf milliards d'années plus tard. Autour du soleil le même
phénomène d'accrétion de matière a continué, ce qui a conduit à
la formation d'un cortège de planètes et de planétoïdes étagés
entre Mercure et Pluton. La terre est une de ces planètes située
dans
la banlieue du soleil, après Mercure et Vénus et bien avant
Mars.
Notre terre
Dans ce lointain
passé il y a cinq milliards d'années environ, la terre était
très chaude, donc fluide, même en surface. Elle l'est encore
actuellement en profondeur, sous la croûte terrestre, dans ce
que l'on nomme le magma. C'est ce magma en fusion qui alimente
en lave nos volcans lors de leurs éruptions.
L'eau n'était alors présente qu'à l'état gazeux dans
l'atmosphère de la terre qui était environ 30 fois plus dense
qu'actuellement.
Toutes les planètes, comme la nôtre, ont subi, dans ces temps
anciens, un intense bombardement de météorites, qui va provoquer
de nombreux cratères d'impact encore très visibles sur la
surface de la Lune ou de Mars. Sur terre ils ont aujourd'hui
presque tous disparus du fait des remaniements tectoniques et de
l'érosion éolienne et hydraulique de la croûte terrestre. Cela a
provoqué
une augmentation progressive de la masse de la terre par apport
de matière intersidérale contenant les molécules organiques
synthétisées dans l'espace et nécessaires à la vie primitive.
Cet apport météoritique continue encore actuellement, mais à un
rythme incomparablement plus faible.
Vers -3,8
milliards d'années, la température de la surface de la terre
était descendue au dessous de la température d'ébullition de
l'eau à la pression atmosphérique d'alors, c'est à dire aux
environs de 130° C. C'est alors qu'eut lieu le premier déluge
qui a formé l'océan primitif. Cet océan a progressivement
recouvert presque toute la surface de la terre. C'est dans cet
océan que se sont accumulés des sels minéraux, principalement
calcaires, provenant de la dissolution superficielle des roches
lessivées par ce déluge ainsi que les molécules organiques de la
pré-vie synthétisées dans l'espace inter-planétaire et
véhiculées par les météorites, ainsi que celles formées dans
l'atmosphère terrestre sous l'action énergétique du "vent
solaire" qui est un flux de particules de haute énergie
projetées dans l'espaace par le soleil. L'océan vadevenir ainsi
une sorte de "soupe primitive", contenant tous les ingrédients
nécessaires à l'éclosion de la vie et à sa diversification
évolutive.
L'orbite de la lune se stabilise autour de la terre vers -3,3
milliards d'années ce qui va établir un régime thermique
relativement constant favorable à l'émergence ainsi qu'à la
diversification de la vie.
Énergie
solaire et photosynthèse
Les Cyanobactéries photo-synthétiques sont en quelque sorte
des proto-bactéries filamenteuses chlophylliennes, produisant de
l'oxygène par le mécanisme encore actuel de la photo-synthèse.
Elles construisent des stromatolithes qui sont des masses
énormes de roches calcaires, produites par
précipitation du gaz carbonique de l'atmosphère, fixé au Calcium
des roches primitives sous forme de carbonate de calcium solide.
Ce gaz est alors remplaçé progressivement par l'oxygène produit
par la photo-synthèse de la vie cyanobactérienne. Cette vie
primitive a été ainsi créatrice, non seulement des roches, mais
aussi de la composition oxygénée actuelle de notre atmosphère.
Des fractures de la croûte terrestre sont alors provoquées par
le poids énormedes massifs calcaires des stromatolithes
localisés dans les océans. Ces fractures délimitent ainsi des
plaques continentales. Un volcanisme intense se développe le
long des fractures. C'est bien la vie qui, non seulement a été
créatrice de la plupart de nos roches, mais aussi qui a été
responsable de ce que l'on nomme actuellement la tectonique des
plaques, autrement dit de la dérive des continents qui voguent
sur l'océan sous cortical de magma en fusion sur lequel ils
flottent.
Énergie solaire source de vie
Pendant une
longue période qui a débuté il y a un peu plus de 3 milliards
d'années, les molécules organiques dissoutes dans l'océan et qui
construisent progressivement la vie s'organisent en bactérie,
puis en cellules, puis en organismes d'abord unicellulaires, les
Protozoaires. Ils s'agrègent en colonies de cellules puis
deviennent en se complexifiant des organismes métacellulaires
végétaux et animaux. Ils se diversifient au fil des temps en
champignons, algues, plantes et animaux.
La couche d'ozone produite par le bombardement du vent
solaire sur les molécules d'oxygène présentes dans la haute
atmosphère va protéger la vie du rayonnement mortel intense du
soleil et permettre ainsi sa sortie des eaux océaniques et la
colonisation terrestre.
Diversité des êtres
vivants
De -1 milliard d'années à -10 millions d'années on assiste à
la naissance des animaux invertébrés, puis des animaux
vertébrés. Parmi ces derniers se diversifient les Poissons, les
Reptiles, les Amphibiens comme les grenouilles, puis les
Mammifères et enfin en leur sein les Primates vers -65 millions
d'années. Nous sommes des Primates de la famille des Hominidés,
du genre Homo de l'espèce sapiens.
Fragmentation continentale
125Ma (millions
d'années) avant notre ère, il n'y avait sur la surface de la
terre qu'un seul continent entouré d'un vaste océan. Ce
continent s'est fragmenté provoquant la séparation de l'Afrique.
Il s'est produit ensuite de grands changements climatiques qui
ont induit la naissance des plantes
actuelles. De l'Afrique se séparent ensuite Madagascar et l'Inde
vers -90Ma, puis l'Antarctique.
Aux
origines de l'homme
Plusieurs catastrophes biologiques planétaires jalonneront ce
processus. Un grand sillon ou rift isole climatiquement la corne
de l'Afrique de l'Est vers -20 millions d'années. Cela va
induire dans cette région les conditions favorables à
l'émergence au sein des Primates, des vrais hommes, que l'on
place dans la famille des Hominidés.
Alors commence la préhistoire des hommes, différenciés des
autres Primates comme les singes, par leur station verticale et
leur marche bipède. Cette préhistoire, dont nous n'avons que des
reliques fossiles, va durer de -10 millions d'années à -10.000
ans. Alors débute l'histoire de l'humanité proprement dite.
Énergie
humaine
Partis de l'Afar
actuel en Afrique de l'Est, alors séparée de l'Eurasie par un
large bras de mer, les Australopithèques qui sont des hommes
primitifs de petite taille, comme la célèbre Lucy, vont
progressivement occuper toutes les côtes est et sud-est du
continent africain jusqu'au Cap de Bonne-Espérance, puis ses
côtes Nord jusqu'au Maroc actuel. Il ne semble pas qu'à cette
époque
les hommes se soient très éloignés des côtes africaines faute
d'énergie autre que celle de leurs propres muscles.
Énergie éolienne
Le rapprochement
ultérieur de l'Afrique et de l'Asie au niveau de l'Arabie, va
permettre le départ de grandes migrations et la colonisation par
les hommes de tout le Sud du continent asiatique, ainsi que des
îles de la Sonde, de l'Australie et plus tard du sud de
l'Europe. On en déduit qu'à cette époque
l'homme a su plus ou moins maîtriser à la voile l'énergie
éolienne, bien que nous n'en ayons aucune preuve fossile
directe.
Crépuscule
énergétique solaire post-volcanique
Après un assèchement de la Méditerranée vers -5 millions
d'années qui laissa place à un grand canyon enfermant de
gigantesque gisements de sel, Il se produisit des éruptions
volcaniques gigantesques et de longue durée en Tanzanie qui
projetèrent des cendres en abondance dans la haute
atmosphère. En conséquence il y eut affaiblissement du
rayonnement solaire parvenant au sol avec une baisse générale
des températures. Cet hiver post-volcanique dura de -4 à -2,4
millions d'années. Ce refroidissement permit l'apparition de la
flore tempérée actuelle.
L'énergie
humaine produit des outils
De multiples
changements climatiques de courte durée qui suivirent vont alors
induire, par mutations successives, l'apparition de nouvelles
espèces d'hommes, jusqu'à l'émergence de l'homme debout et qui
parle Homo erectus, puis de l'homme qui parle et qui sait qu'il
parle, le Cro-Magnon Homo sapiens que nous sommes toujours.
Habileté
énergétique humaine
On découvre les premiers outils de l'homme habile de ses
mains Homo habilis vers -3 millions d'années, les ossements du
plus vieil homme connu datent de -2,4 millions d'années et les
premières habitations en plein air de -2,1 millions d'années,
lorsque le climat se réchauffe permettant à l'homme de sortir
des grottes et des cavernes.
Venu d'Afrique, notre ancêtre direct, l'homme debout, Homo
erectus arrive en Europe peu après. Les premières réflexions
technologiques que l'on déduit des modes de conception et de
fabrication de ses outils sont datées de -1,7 millions d'années.
L'espace social commence à se développer vers -1,3 millions
d'années.
Le
langage et l'énergie
On peut penser que c'est vers -700.000 ans que s'établit
progressivement un langage articulé chez notre ancêtre direct
l'Homo erectus, dont l'expansion fut interrompue par une période
très froide qui perdurera jusque vers -440.000 ans. Notre cousin
muet, le présapiens Néanderthalien se développa lors d'une
période chaude intermédiaire, relayé par notre autre cousin,
également muet le parasapiens,.
Ce dernier fut définitivement surclassé et éliminé vers -160.000
ans par l'homme qui sait qu'il est homme, le sapiens que nous
sommes toujours. De grandes oscillations climatiques
s'ensuivirent. Il y a 100.000 ans il se produisit un
refroidissement général dû à des changements dans les paramètres
de l'orbite terrestre, ce qui interrompit le processus
d'humanisation par développement de l'habitat en plein air.
Jusqu'à cette époque l'homme n'avait à sa disposition que sa
propre énergie musculaire pour cueillir, chasser et se tailler
des outils.
Énergie éolienne,
industrie et commerce
Une stabilisation du climat autour des valeurs actuelles
donna le coup d'envoi aux grandes migrations humaines. Utilisant
l'énergie éolienne pour caboter à la voile près des côtes
pacifiques, parti d'extrême Asie l'homme arrive à la Terre de
Feu vers -48.500 ans. Il est présent dans toute l'Europe autour
de -40.000 ans. C'est à cette époque que l'on constate de façon
certaine la naissance du dénombrement des objets du
commerce pour les comptabiliser ainsi que le développement de
l'industrie des outils en pierre taillés puis polis et leur
commerce.
Feu, loisirs et arts
Peu après, en développant l'usage du feu vers -32.000 ans,
l'homme eut vite un excès d'énergie disponible par rapport à ses
nécessités vitales. Il en utilise une partie pour développer des
activités inutiles, des activités ludfiques ou artistiques. Le
climat devint froid et sec vers -21.000 ans. Il fut suivi d'un
réchauffement climatique provoquant une recrudescence des
activités ludiques et artistiques avec la naissance des
instruments de musique. Peu après le climat devient aride avec
des écarts extrêmes entre l'été et l'hiver qui eurent leur
apogée vers -11.000 ans. Cela provoqua un essor de l'industrie
et du commerce de l'habillement en peaux et en tissus végétaux.
L'industrie, le
commerce et l'énergie
Avec l'invention de l'écriture vers -10.000 ans, commence
l'histoire humaine proprement dite. Les documents de cette
époque qui nous sont parvenus, gravés ou dessinés sur pierre
puis sur supports variés, nous permettent d'analyser avec plus
de précisions les événements historiques du millénaire qui a
précédé notre ère.
Le processus historique de développement de la société est
intimement lié d'une part aux énergies alors disponibles,
d'autre part aux développements de son langage articulé, qui se
diversifie vite en langues multiples véhiculées au fil des
routes commerciales. C'est sous la pression des nécessités du
commerce que ces phénomènes évolutifs, tant industriels que
linguistiques, se sont produits.
Les innovations et les développements technologiques ont été
induits par des réflexions liées aux demandes commerciales
internationales d'objets industrialisés.
Énergie
et processus de socialisation
On repère dans le déroulement de l'histoire de l'humanité de
grandes étapes. Elles partent de la sédentarisation lorsque naît
l'agriculture à l'étape de l'urbanisation vers -9.000 ans. Alors
naîssent le calcul et l'écriture qui vont de pair avec le
développement des technologies liées à l'habitat, à
l'agriculture, à l'élevage et au commerce des produits. Elle
atteignent leur apogée vers -8.000
ans avec l'invention du capitalisme, c'est à dire de l'outil
financier. Peu après débute le peuplement extensif du Japon. En
Europe se développent de nombreux villages avec l'extension de
la métallurgie du cuivre. Une prodigieuse extension du commerce
débuta alors. On savait à cette époque utiliser
l'énergie thermique pour produire industriellement de la chaux
et du verre en -5.500. La planète a alors 5 millions d'habitants
et l'homme devient bâtisseur.
De grands villages, dépassant la dizaine de milliers d'habitants
deviennent alors des villes, ils signent les débuts de
l'urbanisation proprement dite avec le développement de la
métallurgie du bronze vers -4.100 ans.
L'énergie animale
Vers -4.000 ans la planète approche les 20 millions
d'habitants. L'invention
des chiffres et des lettres va modifier profondément le cours de
notre histoire
industrielle et commerciale. L'énergie animale domestiquée, est
devenue
disponible pour les transports sur bâts et par charriots ce qui
induit l'invention
de la roue puis celle des fortifications pour protéger les
richesses amassées
dans les villes. La grande extension de l'urbanisation débute à
Sumer entre le
Tigre et l'Euphrate, vers -3.000 ans, en même temps que le
monothéisme,
l'arithmétique, l'usage des monnaies et la normalisation de la
comptabilité. C'est là, en Mésopotamie, qu'il faut chercher le
véritable creuset où se sont forgées toutes nos cultures
philosophiques et technologiques, qui divergeront ensuite vers
l'Orient, par deux voies, l'une maritime, l'autre terrestre, et
vers l'Occident, également par deux voies, par le Nord, et par
le Sud de la Méditerranée. La convergence s'est faite dans la
péninsule ibérique qui, avec la péninsule arabique, joueront
chacune un rôle clé dans les transferts interculturels
théoriques et techniques Sud-Nord, pendant les temps historiques
entre l'Afrique d'une part, l''Asie et l'Europe d'autre part.
L'épanouissement de notre culture occidentale, en quelque
sorte
"afric-euro-asiatique", s'est faite à partir d'une origine
commune, en Mésopotamie, bassin situé entre les vallées du Tigre
et de l'Euphrate. On peut réellement la qualifier de
suméro-indusienne. mieux qu'indo-européenne. Les observations
astronomiques deviennent alors mondiales, ce qui permet de
constater l'intensité et l'extensité des communication écrites
techniques à cette époque.
Premier accès à l'immatériel
Vers -2.800 ans s'est produite une ouverture au symbolisme
par l'écriture, ce qui a conduit, avec les migrations humaines
par les voies commerciales, à la multiplication des langues.
C'est ce que l'on a parfois nommé le processus de la
"babellisation". C'est la plus grande révolution conceptuelle
qu'ait jamais vécue l'humanité. L'écriture, qui, auparavant
était pictographique, devient alors phonogrammique. Au lieu de
noter des objets, elle note des sons dont la combinatoire seule
prend symboliquement un sens. S'évadant du carcan figuratif
écrit de l'objet matériel, la langue devient alors apte à
exprimer des abstractions, à raisonner sur des idées, à
s'aventurer dans la description des théories aussi bien que des
objets et de leurs fonctions.
L'or substitué à l'argent devient en -2.750. un étalon
monétaire international qui codifie et stabilise la valeur des
échanges commerciaux entre pays éloignés.
On fait alors un commerce intense de boissons alcoolisées,
bières, cervoise et vins, aussi bien à Sumer qu'en Égypte, en
Italie et en Gaule.
L'abondance
d'énergie ouvre la voie au capitalisme
A partir de cette date, avec l'énergie tirée du bois par le
feu, l'homme
développe une économie capitaliste avec l'essor des
technologies vers -2.500, bien avant que naissent les sciences,
c'est à dire les théorisations explicatives,
bâties autour de ces technologies. En Égypte, où on construit le
premier canal navigable, Méditerranée - Mer Rouge, c'est
l'apogée d'une bureaucratie paralysante qui provoque en -2.000
une révolution sociale démocratique. Les conséquences en seront
de peu de durée la société redeviendra vite autocratique.
C'est à cette époque qu'apparaissent les premières
pharmacopées au
service de la médecine et le premier calculateur analogique au
service de
l'astronomie. Au service du commerce des biens produits par
l'industrie, on invente et normalise le crédit.
Économie de temps donc d'énergie
L'invention des alphabets va généraliser la transmission à
distance des
connaissances vers -1.700. La substitution des messages écrits
aux messagers verbaux fut, en son temps, une économie de moyens
donc d'énergie. Elle économisait non seulement de l'énergie
humaine mais également raccourcissait les temps de transmission
et multipliait potentiellement les destinataires. Bientôt se fit
sentir la nécessité de construire des horloges pour une mesure
publique du temps. Parallèlement s'ensuivit de prodigieux
développements thérapeutiques
par l'intercommunication des connaissances des propriétés
curatives des plantes en -1.500. L'alphabet moderne Phénicien,
dont le nôtre est issu, via le grec puis le latin, se normalise
dans tout le moyen Orient à cette époque...
Maîtrise
accrue de l'énergie
Après la
métallurgie du cuivre puis du bronze, la métallurgie du fer
prend son essor grâce à une meilleure maîtrise de l'énergie pour
traiter les minerais en -1.200 et pour incinérer les morts. Vers
l'an -1.000, vont se produire de grandes migrations culturelles
et humaines. Ce sont les cultures qui ont migré, avant les
hommes, par le canal des grandes routes commerciales,
semble-t-il.
Il y a intensification des échanges Chine - Occident à cette
époque tant
par caravannes terrestres que par voie maritime. Inventée en
Chine en --896, l'impression multiplicative des textes permet
d'économiser l'énergie humaine des copistes.
L'énergie
thermodynamiquement contrôlée
Conjointement avec l'énergie animale longtemps seule utilisée
pour
l'agriculture et les transports, c'est l'utilisation de plus en
plus performante, thermodynamiquement parlant, de l'énergie
motrice du feu, qui permit, en Inde en -891, la fonte de
colonnes en acier inoxydable de plusieurs mètres de haut et la
réalisation de machines de guerre en Grèce, le développement de
formations tactiques de cavalerie, puis le ferrage des chevaux.
Économies d'énergies par
l'édition
Les Grecs inventent la notation écrite des voyelles pour
transcrire le parler les langues étrangères en -876. Ce fut le
point de départ d'une prodigieuse intercommunication, non
seulement orale mais écrite, le long des routes
commerciales. L'édition en grand nombre de livres sur supports
variés: argile molle puis cuite, papyrus, parchemin, papier,
donna naissance aux grandes bibliothèques dès -860. Elle
développa du temps libre dédié à la connaissance de la nature et
aux sports. En témoignent à cette dat la réalisation de Jardins
zoologiques et l'invention des jeux olympiques en -776.
L'expansion
démographique consommatrice d'énergie
La planète a alors 100 millions d'habitants lorsque naît la
chaudronnerie
suivie de l'unification des poids et mesures en -649 et de
l'optique
instrumentale peu après.
La mise en oeuvre de grands travaux va consommer un quantité
croissante d'énergie. Ce furent d'abord le drainage à grande
échelle puis la réalisation d'un canal avec écluse permettant
une nouvelle liaison Méditerranée - Mer Rouge, en -605.
Le capitalisme
énergétivore
En -600 débute un siècle de développement du capitalisme avec
l'établissement des équivalences monétaires internationales en
-594,
L'électro-magnétisme est découvert par Thalès en -584. Se
développe alors ce que l'on peut appeler une certaine modernité
de la fin du millénaire qui a précédé notre ère dont voici les
principales étapes.
Suite à la normalisation du latin on produit des livres
illustrés à Rome en- 575. Les Vénètes répandent leur langue
l'Italique, précurseur des langues latines en Europe, à partir
de -550,. Anaximandre fonde la cybernétique à cette date et la
terre est conçue comme étant isolée dans l'espace, un astre
parmi les autres et sphérique. Des robots sont réalisés en -531.
On lève régulièrement des impôts à partir de -520. On écrit de
gauche à droite en Grèce à partir de -500. Il est dit que la
terre tourne autour d'un astre central, le soleil, en -497. Avec
l'acte de naissance de la rationalité, en -496, débute en Grèce
la période que l'on peut qualifier de grande période
technologique, fortifiée auparavant par l'unification des poids
et mesures en -649. On affirmera alors la dominance de l'homme
sur la Nature, alors que se définissent les premières règles
d'urbanisme en -496. Les chinois réunissent par canaux
navigables les grands fleuves de Chine en -485. On établit la
rotation de la terre sur elle-même en -480. Le principe de
causalité est établi en -475, le télégraphe optique réalisé peu
après.
Économie de besoins
Mais c'est, vers
-450, la constatation du rôle essentiel du langage, dans sa
conception et son développement qui est le véritable acte de
naissance de la science telle que nous la concevoins
actuellement. A partir de cette date, en moins de 75 ans, à
l'aide du langage, l'homme a pu conceptualiser et réaliser les
outils fondamentaux du géomètre et écrire le premier algorithme
infinitésimal, proclamer que la pensée est une fonction du
corps, imaginer le principe anthropique, découvrir et décrire le
système vasculaire humain, fonder la médecine expérimentale en
établissant que le coeur est le moteur de la circulation
sanguine et le cerveau le centre du système nerveux en -324.
C'est
alors la naissance d'une véritable économie née de ces besoins
de comprendre pour mieux utiliser l'énergie.
La quête énergétique
La quête scientifique et technique de l'homme a été motivée,
depuis les
temps les plus reculés, par sa soif de connaissance pour
comprendre avec
intelligence le monde qui l'entoure et trouver un sens à sa
propre place dans l'Univers. Cette quête n'a pu se développer
qu'en ayant recours à une
consommation d'énergie de plus en plus grande avec accès à des
sources de plus en plus diversifiées pour s'en approvisionner.
La socialisation pousse l'homme vers des horizons de plus en
plus lointains.
On conceptualise que la voie lactée est notre galaxie et on
explore le grand
Nord. Ces grandes explorations seront facilitées par l'invention
de la boussole en Chine en -374. L'héliocentrisme est décrit peu
après et on invente les roues dentées et les engrenages.
Successivement, on découvre la gravité terrestre, la
météorologie, l'explication lunaire des marées. On sépare les
pouvoirs: législatif, judiciaire et exécutif en -324. Le
capitalisme atteint son apogée en -300 alors que naît le
communisme en -280.
Fusion
nucléaire
On conceptualise la naissance du monde par le heurt des
atomes et leur
fusion en -277, ce qui est une préfiguration du "big bang"
moderne ainsi que de la fusion thermonucléaire. On calcule à
cette époque l'inclinaison de l'axe de la terre sur la plan de
l'écliptique.
Organisation sociale et expansion technologqiue
On signe des conventions salariales d'état en Égypte dès
-267. On fonde la bibliographie, la linguistique et la
dialectique à cette époque. On établit le vote démocratique
secret sur tablettes en -139.
En cent ans, à partir de -240 on invente des systèmes à
ressorts, poulies et cardans, on réalise le premier planétarium,
on construit un grand navire avec 900 hommes d'équipage. La
géographie établit l'existence de quatre continents, on calcule
avec grande précision la distance terre-lune et on observe à
l'oeil nu un pulsar en -133. Le papier est utilisé, l'étalon-or
rétabli en -197, la théorie des probabilités et la
thermodynamique sont alors conceptualisés.
Normalisation de la communication
L'autonomie individuelle du savoir naît avec l'édition
scientifiques en -68. C'est en -46 que l'on fait débuter l'année
à Rome, au 1er janvier. On y ouvre alors une bibliothèque
publique et on y vend des montres portatives solaires, Le
cadastre devient universel dans le monde romain en -23 et la
poste s'y répand. L'an 0, est une année virtuelle, qui marque le
début de notre ère.
Rappelons que les deux régions de la planète alors les plus
peuplées étaient la Gaule qui avait 25 millions d'habitants et
la Chine qui en avait 57 millions. C'est là qu'il y avaiit la
plus grande consommation d'énergie tirée essentiellement du bois
par le feu.
La grande
perte collective de mémoire
Depuis environ 6.000 ans, l'intelligence mécaniste de l'homme
énergétivore a progressé à pas de géants, mais actuellement son
intelligence idéelle stagne et son intelligence éco-biologique
régresse, voyons-en, les conséquences.
Pendant les trois millénaires qui ont précédé notre ère, tout
ce qui domine actuellement du point de vue culturel et technique
est déjà conceptualisé ou techniquement réalisé. Citons en
d'après LOCQUIN 1995 les réalisations plus marquantes.
Acier inoxydable, acupuncture, agriculture, algorithmes, amas
d'étoiles,
anatomie, année lunaire, année solaire, antibiotiques,
archétypes, arithmétique, armes, art culinaire, astronomie,
atomes, automates, bibliographie, bibliothèque, bière,
bureaucratie, cadastre, calculateur analogique, calendrier
julien, canal Nil - mer Rouge, capitalisme, carabine à air
comprimé, cataracte, censure, cerveau, chalumeau à pression
d'air, chants accompagnés d'instruments, chauffage à air chaud,
chirurgie, ciment, circulation sanguine, circonférence de la
terre, climatologie, cliniques privées, coeur comme moteur de la
circulation sanguine, communisme, comptabilité, conscience,
contournement de l'Afrique par mer, contraception, conventions
salariales, courriers réguliers, culture du coton, couronne
solaire, courrier, décorations, démocratie, démographie,
dévaluations, dialectique des contraires, dignité de la personne
humaine, dirigisme, dissection, distance terre-lune, distinction
esprit-matière, drainage, droits de l'homme, eau sous pression,
écluses, économie de besoins, écritures alphabétiques, égoûts,
électricité, élevage, encre, encyclopédies, engrenages,
équations mathématiques, esclavage, étalon-or, ethnologie,
évolution du poisson à l'homme, explication lunaire des
marées, fards, fécondation biparentale, fer à cheval, feutre,
fonte du bronze en creux, fonte du cuivre, fonte du fer, force
motrice de la vapeur, fractales, frappe de la monnaie, fresque,
fusion des atomes, galaxie, gamme musicale, gavage des oies,
géographie, géologie, géométrie, géophysique, géorotation,
grammaire, grand boum à l'origine de l'Univers, grands nombres,
gravité, haras, héliocentrisme, histoire, horloge à aiguilles,
humanité, hygiène, idées, immortalité de l'âme, impôts,
inclinaison de l'axe de la terre sur l'écliptique, instruments
de musique, irrigation, nombres irrationnels, jets d'eau sous
pression, jeux olympiques, journaux, justice, lentilles
optiques, leviers, libéralisme, linguistique, livres, logique,
loquet à clenche, loyer de l'argent, magnétisme, marqueterie,
massages, matérialisme théorique, médecine, mercenaires,
métallurgie, météorologie, microbiologie, miroirs, molécules,
monnaies, monothéisme, nationalisation des grandes industries,
naturisme, navigation, nerf optique, nerfs sensitifs et moteurs,
niveau d'eau, nombre pi, normalisation, notations musicales,
nova, nuit
circumpolaire de six mois, obstétrique, opération de la
cataracte, orchestre, orfèvrerie, papier, parfum, pathologie,
pêche,
peinture, pensée, pharmacopée, phylogénie du poisson à l'homme,
planétarium, plâtre, poids et mesures, police secrète,
pragmatisme, prédiction des éclipses, prêts, principe
anthropique, prothèses, psychosomatique, pulsars, quantas,
rachat des péchés, raison et nécessité, rationalité,
recensements, réduction des
fractures, réévaluation, régimes, réseau routier, ressorts
métalliques,réthorique, rotondité de la terre, sélection
génétique, sculpture, socialisme, soie, soudure, spiritualité,
station thermale, sténographie, système décimal, système
solaire, système vasculaire, télégraphe, terre sphérique,
théâtre, théologie, tissage, tour à bois, travail du verre,
trépanation, trompe d'Eustache, tunnel, unification des poids et
mesures, verre, verre dépoli, verre soufflé, vide, villes de
plus de 100.000 habitants, vin, vote secret, zéro, zodiaque,
zoologie.
Conclusion
"Depuis plus de 6.000 ans qu'il y a des hommes et qui
pensent" comme l'a écrit Pascal, l'intelligence technologique
puis scientifique de l'homme, a progressé en se diversifiant. On
l'a vu tout au cours de la chronologie historique esquissée ici
et cela ressort, de toute évidence, de la liste des réalisations
précitées. Cette évolution s'est poursuivie pendant les deux
millénaires de notre ère, dont le deuxième s'achève.
Notre intelligence idéelle, qui eut son apogée avant notre
ère, pendant la
période grecque et gréco-latine, a connu une éclipse pendant le
premier
millénaire et demi de notre ère. Après une timide reprise au
siècle dit "des
lumières", elle stagne à nouveau de nos jours, toujours engluée
dans la logique matérielle pré-quantique, ignorant, sauf en
optique, les conséquences inséparables, a-locales et
in-temporelles, des découvertes physiques du début du XXème
siècle. Même l'informatique et son monde virtuel ne sont pas
encore parvenus à rénover nos modes mentaux, passéistes dans
leur fonctionnement.
Notre intelligence biologique régresse, ayant perdu ses
racines du fait de
l'urbanisation excessive qui a coupé l'homme des réalités
naturelles de son
environnement. Il s'ensuit une démographie débridée, une
consommation
effrénée de nos ressources énergétiques non renouvelables, un
net
cloisonnement entre disciplines, un confinement social morcelé,
quantophrènique, une hiérarchisation des niveaux de vie et de
communication à trois étages:
celui de ceux qui ont des surplus, celui de ceux qui ont juste
ce qu'il faut pour survivre, enfin celui de ceux qui tentent de
survivre en dessous du seuil absolu de pauvreté. Comment
envisager l'avenir ? Il faut le voir et l'évaluer à travers une
triple perspective énergétique, biologique et langagière.
L'énergétique nous enseigne que toute énergie provient du
soleil,
directement pour les énergies renouvelables, indirectement pour
les énergies
fossiles. Les énergies indirectes ne sont pas inépuisables,
sachons les économiser.
L'énergie solaire à l'échelle humains est inépuisable, sachons
la capter ou en simuler le processus thermonucléaire.
La biologie nous enseigne que l'on ne peut transgresser
impunément ses lois fondamentales, notamment celles qui suivent
:
- L'ontogenèse récapitule la phylogenèse. Autrement dit, un
individu, comme une société, récapitulent au cours de leur
développement toutes les étapes parcourues par leurs ancêtres,
mais en accéléré. Ainsi le foetus humain en 9 mois, récapitule
plus de 3 milliards d'années d'histoire de la vie. Quelle belle
leçon d'optimisme devons nous en tirer pour les sociétés en voie
de développement ! Oui, elles peuvent, si elles en prennent les
moyens, franchir en quelques décennies les étapes d'un
développement que nous avons mis plusieurs millénaires à
parcourir. Pour cela elles doivent s'adapter à leurs réalités
environnementales, sans copier servilement le parcours des pays
se développant dans d'autres conditions environnementales.
- Tout phénomène vivant se déploie dans l'espace-temps en
commençant
par une anastrophe, c'est à dire une fusion, suivie des 7
catastrophes
fondamentales de René Thom, dans l'ordre immuable de leurs
développements.
Autrement dit, vouloir, par exemple, d'emblée passer d'une
agriculture locale clanique, c'est à dire pratiquée en famille
élargie, à une agriculture régionale intensive, en ignorant
toutes les étapes de développement intermédiaires, c'est se
condamner à de très désagréables surprises énergétiques, comme
le montrent par exemple, les désertifications consécutives à ces
cultures.
- On ne peut rompre impunément, en quelque point que ce soit,
les cycles en réseaux des chaînes alimentaires. Contrairement à
ce que l'on écrit souvent, il ne s'agit pas d'une chaîne
linéaire, mais de cycles interconnectés. Nous vivons tous
indépendants mais dans l'interdépendance. L'homme, le plus grand
des prédateurs énergétivores, est lui-même consommé par des
micro-organisme qui recyclent sa matière après sa mort. Tout ce
que nous consommons devrait être comme notre corps biodégradable
pour respecter cette règle impérative générale de recyclage
biologique.
Avec le langage, en refusant la quantophrénie qui nous
morcelle et nous
isole par des spécialisations outrancières, nous ouvrons la
marche, vers une transdisciplinarité intégratrice. Nous avons vu
que l'acte de naissance de la science est venu de la prise de
conscience du rôle du langage et des langues dans les processus
de créativité vers l'an -450. Quelle que soit la langue
utilisée, on peut observer, théoriser, expérimenter, modéliser
et décrire le monde aussi bien matériel énergétique,
qu'immatériel informationnel. Le langage a vocation de pouvoir
tout exprimer ou presque. En cloisonnant la science en
disciplines qui s'ignorent et en construisant, inconsciemment le
plus souvent, des barrières sémantiques infranchissables pour
les non initiés de toutes les autres disciplines, le chercheur,
comme l'ingénieur, comme l'enseignant, gaspillent temps énergie
en redécouvrant et reformulant de multiples fois ce qui a été
déjà
découvert auparavant ou ailleurs, se privant ainsi de
rétroactions fécondes sources d'économies d'énergies. C'est là
le principal obstacle à un
développement durable, économique en énergies et respectueux de
l'environnement.
Après une science théorique et appliquée, jusqu'ici vécue
comme étant
opaque et cloisonnée, sécrétant la quantophrénie sociale, nous
espérons vivre, dans le futur, grâce au langage et à ses racines
biologiques retrouvées, une science réellement humaine,
transparente et conviviale, vivifiée par les nouveaux outils
conceptuels transdisciplinaires informatisés, encore trop peu
connus quoique déjà mis en réseaux transnationaux et
translinguistiques.
Après l'énergie et l'économie qui furent le moteur et l'outil
principal du
développement pendant les cinq derniers millénaires de
l'histoire humaine, c'est le traitement de l'information qui,
comme outil, prend le relais, On en a vu les développements lors
du colloque de l'Académie francophone d'ingénieurs de 1996.
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